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TEDESCHI Marguerite Henriette (1879-1970)

L’Homme Bleu, portrait orientaliste, Bou Saada, 1913

Dessin au crayon, pastel et fusain rehaussé de craie blanche
A vue : 29 x 39 cm - Avec le cadre : 67,5 x 57,5 cm
Encadré sous verre, signé en bas à droite, daté 1913 et situé Bou Saada
3 000 €

Descriptif

Dessin d'un Targui (Touaregs) signé de la main de Marguerite Henriette TEDESCHI, peintre s’inscrivant dans le courant de l’orientalisme.

Ses œuvres, peu nombreuses, sont recherchées.

Ce dessin particulièrement abouti, également daté et situé, a été réalisé en 1913 pendant le séjour de l’artiste dans la ville du sud algérien, Bou-Saada (« cité du bonheur » en arabe) ; période où elle gagne la reconnaissance du milieu artistique.

Palmeraie luxuriante, oasis à la porte du désert la plus proche du littoral algérien, l’on comprend que Marguerite Henriette Tedeschi ait pu s’établir dans la cité du bonheur pour y trouver l’inspiration. Mêlant différentes techniques (fusain, craie, pastel de différentes couleurs…), ce dessin de bonnes dimensions d’une maîtrise absolue, atteint une perfection graphique qui le rend tout aussi autonome, achevé et remarquable qu’une œuvre à l’huile de grand format. Le profil acéré de l’homme - algérien de Bou-Saada ou nomade - son regard pénétrant capte immédiatement le spectateur.

Tedeschi sait jouer avec les noirs et les bistres, affiner les contours, varier les effets, créer des ombres délicates. Le cheich de couleur claire pare le profil de l’homme, le protège et met en relief la beauté de ses linéaments.

L’artiste fait ressortir la lumière du sud algérien par de subtils rehauts de craie blanche et de pastel jaune. Sa palette se fait plus chatoyante à l’abord de l’atour, de la parure de l’homme.

Ce chapeau imposant qui protège du soleil tout en disant la majesté de celui qui l’arbore. Des motifs géométriques triangulaires de différentes couleurs composent, en aplomb de ce profil magnétique, une roue colorimétrique qui n’est pas sans rappeler le paon, oiseau de tous les mythes et réalités enchanteresses. Une oasis de couleurs dans la lumière du désert.

Œuvrée présentée dans un encadrement moderne en bois gris métal agréable et harmonieux.

Photo © Pierre Mendelssohn

Livraison offerte à Paris

Biographie

Marguerite TEDESCHI (1879-1970) suit les cours de l'Académie Julian au début des années 1900 sous la direction de Laurens et de Lefebvre.

L’Académie Julian, école d’art privée fondée à Paris en 1867 par Rodolphe Julian, un peintre français, s’est distinguée par la qualité de ses élèves, des artistes qui en seront issus et qui marqueront le début du XXe siècle. Tedeschi fait partie de ceux-là.
Lauréate au Salon de 1911, elle quitte la France pour l’Algérie et part explorer le Sud algérien, notamment Bou-Saâda, Laghouat, et Ghardaïa. Elle parcourt la Kabylie en 1912-1913, participe au salon des peintres orientalistes français.
Ses oeuvres sont remarquées au salon des artistes algériens et orientalistes de 1913 à Alger.

Si elle cesse de peindre après 1920, sa production artistique des années 1911 à 1914 dans les oasis et en Kabylie compose une somme picturale et ethnographique importante. Bibliographie : Marion VIDAL-BUE, Les peintres de l'Algérie, 2000.