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La galerie d'art
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GILLOT Firmin (1820-1872) d'après Antoine Louis BARYE

Lion qui marche

Zincographie originale avec réduction, vers 1870
A vue : 19 x 30 cm - Avec cadre : 56,2 x 46,3 cm
Fonds d'imprimeur
Classification A61, Catalogue raisonné des sculptures de Barye / Bel encadrement moderne
350 €

Descriptif

Zincographie originale, réalisée d'après une œuvre d’Antoine Louis BARYE, par Firmin GILLOT.

Se réfère à la sculpture Lion qui marche (qui vient après Lion assis et avant Lion marchant), modèle non daté, édité pour la première fois circa 1840.

Marque distinctive, "lion qui marche révèle une calligraphie de surface abstraite et batailleuse". Catalogue raisonné des sculptures de Barye, édition Gallimard.

A l'instar de Tigre qui marche proposé dans notre galerie, le placement de la queue du lion (qui marche) varie avec celle du Lion marchant, modèle postérieur.

Particularité qui la rend rare, l'épreuve gravée est contresignée de la main de BARYE lui-même. Signature manuscrite au crayon centrée en haut dans la planche.
 
Les mentions de l’auteur et du graveur n’ont en revanche pas été reportées dans la planche.
 
Il s’agit très probablement une épreuve d’état (annotation en haut à gauche) ou avant-lettre, ce qui en accroît la rareté.
 
Par ailleurs, si l’épreuve a bien été gravée par Firmin Gillot (1820-1872), avec la participation de Barye, il ne s’agit pas d’un gillotage ou panicographie, procédé de photogravure créé en 1850 par le même Firmin Gillot.
 
Précisons que la zincographie est un procédé analogue à la lithographie, dans lequel la pierre lithographique est remplacée par le zinc.
 
La qualité de cette épreuve est incontestable.
 
Bel encrage qui permet de saisir la richesse du dessin original de Barye (tension des muscles, finesse de la crinière, regard du fauve), et d’apprécier toute la noblesse du lion en marche.
 
Plus de splendeur que de peur ? Le fauve, comme figé dans son mouvement altier, traduit moins la violence qu’il inspire d’ordinaire que sa beauté et  son hiératisme naturel qui le font admirer des hommes désarmés qui le craignent.
 
Œuvre présentée dans un encadrement moderne de qualité.

Elle forme un pendant avec « Tigre qui marche » disponible par ailleurs.

Livraison offerte à Paris

Biographie

Antoine Louis BARYE (1796-1875)            
          
Il s’agit sans doute du sculpteur animalier le plus célèbre du XIXe siècle et encore aujourd’hui.
 
Moins international, moins transversal que Jacquemart, sa prédilection pour un bestiaire sauvage composé de fauves et de proies, sa maîtrise mais aussi la veine tout à la fois naturaliste et romantique dans laquelle il s’inscrit, pour ne pas dire sa vision d’un monde cruel et Darwinien (dont il est contemporain), marqua rapidement les esprits.
Ses aquarelles, moins connues, sont également remarquables.
 
Il fit son apprentissage dans l’atelier du sculpteur Bosio, en 1814, et l’année suivante dans celui de Gros qui lui enseigne les différentes techniques de la sculpture classique.
 
C'est en 1831 qu'il se fait connaître du public en exposant au salon de Paris "le tigre dévorant un gavial ». Une sculpture emblématique de son travail qui lui vaudra l’engouement de la critique.
 
Pour saisir ses spectateurs de réalisme, voire d'effroi, et parvenir, par exemple, à restituer la musculature de ses sujets animaliers, Barye étudiait inlassablement sur nature en compagnie de Delacroix ; peintre avec lequel, partageant un semblable désir de subversion romantique, il dessinait et parfois même disséquait les animaux au Jardin des Plantes.
 
Barye put également exprimer le naturalisme de son art à travers sa charge de professeur de dessin au sein du département de la zoologie au Muséum d'histoire naturelle.
 
Il n’enseigna à l’Académie des Beaux-Arts qu’à la fin de sa vie en 1868.
 
Barye meurt en 1874 en laissant derrière lui une production impressionnante de dessins, de sculptures et de pièces d'orfèvrerie dont il fut partiellement le fondeur. Il faisait parfois appel à Eck, Braux, Soyer, Durand. Plusieurs sculptures en bronze de Barye furent fondues par la fonderie Barbedienne. Ce sont ces éditions que nous retrouvons le plus souvent en salles des ventes.
 
Les lithographies originales réalisées d’après son œuvre sous sa direction sont particulièrement rares.