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La galerie d'art
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COIGNARD James (1925-2008)

S.t. - Jungle blanche, composition abstraite

Technique mixte (huile, craie, collage) sur papier marouflé sur bois signée
30 x 20 cm - Avec cadre : 37 x 27 cm
1 900 €

Descriptif

Un carré vierge presque parfait cerné par une forêt d’huile dense noir olivâtre biffée de blanc, de rouge, et plus discrètement d'une percée de ciel bleu électrique.

Champ, demeure en friche, espace de réflexion ou refuge lumineux traversé par un triangle mince, l’espace de forme carrée n’est pas vierge, c’est une illusion.

Peint à l’huile, il reprend les tons ivoirés du support en bois en y ajoutant de la matière. Si le carré figure la raison, le cogito de l’homme. Alors la raison s’affranchit de toute limite.

Cette composition abstraite de James Coignard reprend un motif géométrique qui lui est cher, le carré.

Elle est signée de sa main en bas à droite. Elle mêle différentes techniques (huile, craie, et collage sur papier ) autant que les supports, puisqu’elle est marouflée sur bois.

Il s’agit d’une œuvre peinte, d’une œuvre unique donc. Et non d’une œuvre multiple de type gravure, lithographie.

L'oeuvre est présentée dans un sobre encadrement moderne.

Livraison offerte à Paris

Biographie

Le 12 mars 2008, l’art contemporain perdait l’un de ces plus grands peintres-graveurs, un égal d’Alechinsky. Le mensuel Connaissance des arts lui rendait alors hommage à travers cette notice :" Le peintre et sculpteur James Coignard s'est éteint la semaine dernière à l'âge de 82 ans.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il est muté comme fonctionnaire dans l'administration des finances à Villefranche-sur-Mer, il entame des études à l'Ecole des Arts décoratifs de Nice.

Sa rencontre avec Matisse et les œuvres de Braque et Chagall le confirme dans sa volonté de peindre et le pousse vers l'abstraction. A partir des années 60, il se passionne pour l'estampe et notamment pour le procédé de gravure dite au carborundum et commence à travailler le bronze et le verre.

Surtout apprécié aux Etats-Unis, il faudra attendre les deux grandes rétrospectives organisées par les centres culturels français à Oslo et Berlin en 1992 pour que son travail soit vraiment reconnu en Europe."

Né à Tours en 1925, trois rencontres seront particulièrement décisives dans le parcours de cet artiste aux talents mutiples, tour à tour peintre, graveur, sculpteur et céramiste. A l’âge de 23 ans, sa rencontre avec la lumière et les paysages uniques de la Côte d’Azur. Il s’inscrira la même année à l’Ecole des Beaux-Arts de Nice. Sa rencontre en 1950 avec Pierre Hervieu dont la galerie contribuera fortement à le faire connaître à l’international, et plus particulièrement dans les pays scandinaves.

Et enfin en 1968, tournant décisif que marque la rencontre du peintre avec une technique découverte par son ami et artiste Henri Goetz : la gravure au carborandum. Une technique qu’il fera sienne. Il centrera alors son œuvre sur ce procédé. Peintre-graveur, le projet de l’œuvre gravée n’est pas second mais consubstantiel et concomittant de l’œuvre peinte.

Dans les années 90, après une vie d’itinérance, de voyages et d’expositions dans le monde entier, il s’installe définitivement à Antibes. Artiste français inclassable, affilié par les critiques au début de sa carrière artistique à l’Ecole de Paris, son autonomie créatrice le poussa à explorer une voie plus singulière mixant souvent les techniques, empruntant à l’art abstrait sa liberté sans renoncer à des inclusions figuratives.

Abstrait matiériste, ses visages ou figures géométriques ne restent jamais en surface ; la dimension, la profondeur est parfois programmée par Coignard dans le titre qu’il attribue à son œuvre, le spectateur de l’œuvre est cependant sollicité et son imagination stimulée. Violentes chez tout autre les zébrures rouge, bleu (couleurs premières), noir, ou blanc qui ont la prédilection de James Coignard, l’œuvre de celui qui affirmait "Je balafre la toile comme je pose un doigt frémissant sur un visage aimé. Le geste est la cicatrice du peintre". dégage pourtant une stupéfiante sérénité.

Paradoxalement plus connu et reconnu à l’international – il a d’ailleurs vécu quelques années en Suède et aux Etats-Unis - il est présent dans les musées et collections du monde entier dont principalement :
Guggenheim Museum, New York, Etats -Unis. British Museum, London, Grande-Bretagne. Musée d’Histoire et d’Art, Luxembourg, Luxembourg. Musée d'Art Moderne de Shiga, Shiga, Japon. Atlanta Art Museum, Atlanta, Etats -Unis. Delgado Art Museum, New Orléans, Etats -Unis. Dublin Museum, Dublin, Irlande. Historica Society of Montana, Helena, Etats -Unis. Kitchener-Waterloo Art Gallery, Kitchner, Canada. Kunst Museum, Soest, Allemagne. La Jolla Art Center, La Jolla, Etats -Unis. Lincoln University, Oxford, PA, Etats -Unis. Museum of San Diego, California, Etats -Unis. Musée d’Art Contemporain, Montréal, Quebec, Canada. Musée de Cagnes-sur-Mer, Cagnes-sur-Mer, France. Musée Faure, Aix les bains, France. Musée de Saint-Denis, Saint-Denis, Paris. Museum of New Mexico, Santa Fe, Etats -Unis. Museum of Modern Art, San Francisco, Etats -Unis. Northwood Institut, Midland, Etats -Unis. Oklahoma, Art Center, Oklahoma City, Etats -Unis. Phoenix Art Museum, Phoenix, Etats -Unis. Dernières expositions 2009 Konstgalleri Vättern, Motala, Suède. 2008 Galleri Scandinavia, Göteborg, Suède. Galleri Bergström, Båstad, Suède. Artothèque de Châtellerault, France. Galleri GKM Siwert Bergström, Malmö, Suède. 2007 Musée Faure, Aix les Bains, France. Gallery Jane Griffiths, Val d’Isère, France. Arsenat 2007, Paris, France. Galerie Bogéna, Saint Paul de Vence, France. Galleri Flamingo, Falkenberg, Suède. Galerie Jacques Levy, Paris, France. Galerie Jean Marc Laïk, Coblence Allemagne. Kunst Und Verlaghaus de Bernardi, Hilden, Allemagne. Galerie Hans Persoon, Veldhoven, Hollande. Catalogues raisonnés Tabaraud Georges, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1986 -1998, t. 4, Editions Sonet Stockholm, 1998. Reut Tita, Langage évolutif du graveur, Editions F. Vecchio, Cannes, 2002. Persson Johan, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1998-2005, t. 5, Editions GKM, Malmö, 2005. Cornéa Iléana, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé, 2005-2008, t. 6, Editions GKM Malmö, 2008.
Bibliographie complète sur le site les amis de James Coignard.