Français English
Facebook Twitter
Mon compte
Accéder / Ouvrir

Panier (0)
DétailDétailDétail

Edmé QUENEDEY (1756-1830)

Portrait d’homme 1er Empire, physionotrace par Quenedey rue Neuve des Petits-Champs n°15 Paris 1810

Physionotrace dessiné et gravé par QUENEDEY en 1810
A vue : 5,8 cm de diamètre environ - Avec le cadre : 15,2cm x 12,7cm
Prestigieuse collection du Comte Sforza
Cadre en bois postérieur
310 €

Descriptif

Physionotrace dessiné et gravé en 1810 (date mentionnée dans la lettre) par Edmé Quenedey qui fut un collaborateur de Chrétien ; celui-ci provient de la prestigieuse collection du Comte Sforza (1872-1952), Comte de Castel San Giovanni, personnalité aristocratique issue de la dynastie des Sforza de Milan, grand diplomate et homme politique italien qui marqua l'Histoire par son engagement anti-fasciste.

Il figure le portrait d’un homme sous le Ier Empire, et possédant le même encadrement qu’un autre physionotrace représentant une femme, probablement son épouse, figurant dans notre galerie et provenant de la même collection ; il pourrait s’agir d’un couple.

Nous relèverons le foulard de soie élégamment noué, la chevelure bouclée finement gravée et l’air très concentré du personnage représenté, sans doute conscient de l’importance que revêt alors le physionotrace comme instrument de promotion de la position sociale.

En savoir plus sur le procédé du physionotrace :

Inventé par Gilles-Louis Chrétien en 1784, puis perfectionné par Quenedey dès 1788, le principe du physionotrace était simple. Il consistait à projeter l’ombre du profil à dessiner grandeur réelle sur un papier transparent pour ensuite le décalquer fidèlement. Le portrait s’approchait ainsi au plus près de la réalité. Il permettait de fixer la physionomie d’un sujet (d’où le nom de physionotrace, étymologiquement : tracé de la physionomie).

 

Par le biais d’un procédé proche du pantographe, le portrait était ensuite réduit pour être gravé sur une plaque de cuivre à l’eau-forte dans un format miniature.


Ce portrait pouvait ainsi être tiré en plusieurs exemplaires (douze et parfois plus) pour une somme raisonnable.



Les physionotraces rencontrèrent un très grand succès sous l’Ancien régime, et au-delà. Ils portaient les noms du dessinateur et du graveur, ainsi que leur adresse.



La Révolution française entraîna un exode de la noblesse en direction de l’Europe puis des Etats-Unis. Certains personnages purent ainsi gagner les Etats-Unis munis de leurs biens parmi lesquels pouvaient figurer des physionotraces. 

Un objet d’art et de collection à forte dimension historique, aujourd’hui très recherché. 

 

Biographie