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La galerie d'art > Art ancien & Antiquités en vente > Peintures, tableaux du XVIe au XIXes
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Détail  

ANGELO MARIA CRIVELLI (dit IL CRIVELLONE), actif à Milan (1662 – 1730) attribué à

Canards, cygneau et col vert autour d’une mare dans un paysage de forêt

Huile sur toile d’origine
A vue : 57 x 43 cm (châssis 58 x 44 cm) – Encadré 70 x 55,5cm
Cadre ancien avec quelques accidents à la dorure, ancienne étiquette au dos
7 900 €

Descriptif

Œuvre de la fin du XVIIes/ début XVIIIes, expertisée par Le Cabinet Turquin qui l’attribue au peintre italien Crivelli (Il Crivellone) ; attribution très vraisemblable, cet artiste actif de 1662 se spécialisa en effet dans les sujets animaliers mettant en scène des oiseaux sauvages et domestiques, canards, cygnes, généralement dans un contexte forestier, au bord d’un plan d’eau.
 
Ce peintre animalier italien actif de 1662 à 1730 à Milan composa ainsi une œuvre en pleine nature, (ou le semblant), au plus près de son sujet, immédiatement identifiable à la palette fortement contrastée, jouant du clair-obscur et de tons sourds d’où jaillit une lumière naturelle.
 
Une œuvre qui doit autant à la peinture animalière qu’au genre du paysage comme de la cynégétique à ceci près que les oiseaux, bien que relevant du corpus des animaux chassés sont le plus souvent représentés d’une manière parfaitement vivante et qui relèverait aujourd’hui davantage du reportage pour le National Geographic que des publications cynégétiques.
 
La signature n’étant pas systématique à cette période de l’histoire de l’art, et cette œuvre relevant pleinement du corpus d’Il Crivellone par le sujet, la manière ainsi que la datation, l’attribution est probante au point qu’elle semblerait exclure tout autre possibilité qu’un autre que lui ait pu réaliser ce tableau.
 
Cette scène facétieuse, enlevée, surprise sur le vif, où les quatre canards, cygneau (petit du cygne) et col vert dont seule la tête jaillit, semblent barboter et jouer ensemble, l’œil vif, et dont le pelage et plumes sont parfaitement rendues non sans effet matiériste ; les joyeux palmidés s’inscrivent dans un paysage sauvage et préservé, de forêt ou clairière majestueusement arborée.
La palette des verts, bruns et bleus, restituant le feuillage, subtilement travaillée, laisse poindre un paysage en arrière-plan s’ouvrant sur des collines ou montagne.
 
Un col vert au loin, dans la trouée de ciel bleu en haut à gauche, plonge à la diagonale de cette scène charmante.
 
Il Crivellone, peintre animalier avant-gardiste soucieux de l’environnement et du bien-être animal, deux siècles avant Rosa Bonheur ?
 
Son œuvre, recherchée des amateurs, représentée par les meilleures maisons de vente comme Christies ou Sotheby’s, souvent de grand format, atteint régulièrement des adjudications importantes.
 
Présence au dos d’une ancienne étiquette présentant l’artiste et évoquant la dernière adjudication de Crivelli en…1899.