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La galerie d'art
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GILLOT Firmin (1820-1872) d'après Antoine Louis BARYE

Cavalier arabe tuant un lion

Zincographie originale avec réduction, circa 1870
A vue : 26,5 x 18,5 cm - Avec le cadre : 43,6 x 33,5 cm
Fonds d'imprimeur
F.15 catalogue raisonné des sculptures de Barye / Encadrement moderne
350 €

Descriptif

Zincographie originale, réalisée d'après une œuvre d’Antoine Louis BARYE, vers 1870, par Firmin GILLOT.
 
Cette épreuve est contresignée au crayon de la main de BARYE lui-même. Signature manuscrite au crayon centrée en haut dans la planche en partie cachée par la marie-louise.
 
La signature du graveur apparaît, elle, imprimée, dans la planche, suivie de la mention « 2e – semble-t-il- « état ».
 
Belle qualité d’encrage quoique moins présent que dans les épreuves lion qui marche et tigre qui marche. Les chiffres reportés en marge indiquent probablement la réduction opérée par rapport au sujet référent, en l’occurrence une statuaire particulièrement riche présentant un groupe composé d’un lion, d’un cavalier et de sa monture.
 
Une scène orientaliste de cynégétique sauvage où l’impavidité du chasseur est exaltée tandis que le cheval rue sous l’ultime assaut du fauve terrassé. A la détermination du cavalier oriental (exprimée par la fermeté de ses traits, la tension de ses muscles et la précision de son bras armé de la lance) répond l’agitation des bêtes. Dos à terre, agonisant, le lion transpercé par la lance ne veut pas renoncer. Sur le visage de l’homme ne transparaît aucune émotion ni de victoire ni de haine. La scène est cruelle mais sans complaisance.
 
Fidèle à la statuaire en bronze préexistant (Cavalier arabe tuant un lion, modèle non daté, première édition circa 1860, édité pendant quinze ans environ, référence F.15 du catalogue raisonné des sculptures de Barye par Michel Poletti et Alain Richarme), le lion ne gît pas sur la terre brute, toute la scène repose sur un socle circulaire signant peut-être la reddition de la nature face à la civilisation ; trahissant déjà le goût du XIXe siècle pour la domestication de la nature sauvage sans cesser d’être fascinée par elle.

Encadrement moderne comportant quelques usures sans gravité sur le cadre en bois.

Biographie

Antoine Louis BARYE (1796-1875)          
        
Il s’agit sans doute du sculpteur animalier le plus célèbre du XIXe siècle, et encore aujourd’hui.
 
Moins international, moins transversal que Jacquemart, sa prédilection pour un bestiaire sauvage composé de fauves et de proies, sa maîtrise mais aussi la veine tout à la fois naturaliste et romantique dans laquelle il s’inscrit, pour ne pas dire sa vision d’un monde cruel et Darwinien (dont il est contemporain), marqua rapidement les esprits.
Ses aquarelles, moins connues, sont également remarquables.
 
Il fit son apprentissage dans l’atelier du sculpteur Bosio, en 1814, et l’année suivante dans celui de Gros qui lui enseigne les différentes techniques de la sculpture classique.
 
C'est en 1831 qu'il se fait connaître du public en exposant au salon de Paris "le tigre dévorant un gavial ». Une sculpture emblématique de son travail qui lui vaudra l’engouement de la critique.
 
Pour saisir ses spectateurs de réalisme, voire d'effroi, et parvenir, par exemple, à restituer la musculature de ses sujets aniumaliers, Barye étudiait inlassablement sur nature en compagnie de Delacroix ; peintre avec lequel, partageant un semblable désir de subversion romantique, il dessinait et parfois même disséquait les animaux au Jardin des Plantes.
Une patience et précision naturelles à ce fils d’orfèvre.
 
Barye put également exprimer le naturalisme de son art à travers sa charge de professeur de dessin au sein du département de la zoologie au Muséum d'histoire naturelle.
 
Il n’enseigna à l’Académie des Beaux-Arts qu’à la fin de sa vie en 1868.
 
Barye décède en 1874 en laissant derrière lui une production très importante de dessins, de sculptures et de pièces d'orfèvrerie dont il fut partiellement le fondeur. Il faisait parfois appel à Eck, Braux, Soyer, Durand. Plusieurs sculptures en bronze de Barye furent fondues par la fonderie Barbedienne. Ce sont ces éditions que nous retrouvons le plus souvent en salles des ventes.
 
Les lithographies originales réalisées d’après son œuvre sous sa direction sont particulièrement rares.