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La galerie d'art
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Détail  

DOROTHEUS DE NEAPOLI (artiste italien actif au XVIIe), école italienne napolitaine du XVIIe

Lacus Tiberiadis mirabilis piscantur

Dessin italien du XVIIe à la gouache sur papier contrecollé sur cuivre ancien, signé et daté en bas à gauche F. Dorotheus de Neapoli Eremita Calmal dolen’. fecit. Ano. 1643
Format du dessin seul : 17,5 x 22,5 cm – Encadré : 18 x 24 cm
Cadre en bois noir moderne de type caisse américaine mais vitré au recto laissant apparaître au verso la plaque de cuivre probablement d’époque (XVIIe) et native.
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1 200 € 1 020 €

Descriptif

Fine gouache réalisée en 1643 dans un contexte fortement lié à l’histoire de l’art italien et napolitain du XVIIe siècle.
 
L’artiste, Dorotheus de Neapoli, a signé et daté son œuvre. Il s’agit probablement d’un moine se prénommant Dorotheus appartenant à l’ermitage de Calmadoli, situé sur la colline éponyme au nord de Naples. Ermitage napolitain dénommé également SS. Salvatore, fondé en 1585 par Giovanni d’Avalos fils d’Alphonse III d’Aragon, et bâti par Domenico Fontana.
 
Ce monastère qui surplombe la baie de Naples, entre le Vésuve et les champs Phlégréens, est encore actif aujourd’hui. De nombreux artistes ont contribué à enrichir sa collection d’œuvres sacrées, des peintures et fresques de peintres italiens célèbres du XVIIe, Luca Giordano, Federico Barocci, Andra Mozzilli, Massimo Stanzione. S’il accueillit pendant quatre siècles des moines camaldules ce sont aujourd’hui les Sœurs de Sainte Brigitte qui veillent à sa sauvegarde.
 
Ce dessin d’une très grande finesse, réalisé à la gouache et mine de plomb dans une palette subtile, a été contrecollé probablement nativement pour mieux le conserver sur une plaque de cuivre ancienne qui paraît de la même époque (XVIIe). L’œuvre appartient au genre de la peinture religieuse.
 
La scène représente un épisode célèbre, celui de la Pêche miraculeuse, lacus Tiberiadis mirabilis piscantur dans la Vulgate.
Le miracle du Christ y est représenté avec une certaine sobriété. Car le moment précède de peu la survenue de ce miracle.
 
Le Christ, encore sur le rivage, invite les pêcheurs à accoster pour monter avec eux et faire apparaître au milieu d’eux le produit de son miracle, cette pêche si abondante qu’elle est perçue comme miraculeuse.
 
Une « mirabilis piscantur » allégorique qui précède cet avènement du Christ, mu en Ichthus - le symbole christique du poisson dont le nom acronymique renferme les initiales de Jésus- qui incitera ses disciples à devenir pêcheur d’hommes, à évangéliser sa parole, transition de la pêche au prêche.
 
L’attention que porte l’artiste, Dorotheus de l’ermitage de Camaldoli à Naples, au dessin du décor et paysage, à sa profondeur, jusqu’à cette côte, traitée à la mine de plomb, ponctuée de villages luxuriants à l’arrière-plan plus napolitaine que relevant du contexte biblique du lac de Tibériade, frappe le spectateur par sa beauté.
C’est une relecture intime particulièrement artistique de ce thème incontournable de l’histoire de l’art religieux.
Dorotheus de Neapoli allant jusqu’à dupliquer allégoriquement le Christ dans cette œuvre exégétique en dessinant un escargot, symbole du Christ convoquant l’imaginaire de sa résurrection.
Et c’est ainsi que la « Mirabilis piscantur » évoquée deux fois dans la Bible, une première fois pendant l’avènement de ce miracle qui annonce le message évangélisateur du Christ à ses disciples. Puis après sa résurrection, quarante jours après Pâques quand il apparaît à nouveau aux pêcheurs et disciples pour partager un repas avec lui, prouvant la matérialité de sa résurrection.
Cette deuxième Pêche miraculeuse, plus rarement représentée, précède l’Ascension.
 
Rapport de condition :
Quelques sauts infimes à la gouache qui demeure en bel état de conservation et n’a pas été restaurée.
Traces d’érosion du papier dans les marges sans incidence sur la qualité de l’œuvre protégée par son encadrement.

Le cadre en bois noir, moderne, de type caisse américaine, laisse apparaître au dos la plaque de cuivre ancienne et probablement d’époque sur laquelle ce dessin napolitain du XVIIe a été contrecollé, possiblement à l’origine par l’artiste.