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La galerie d'art
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Détail  

VERNET Horace (1789 – 1863)

Horace Vernet, Scène de vènerie, marche exploratoire en forêt par un sonneur et son cheval, période italienne de Vernet, Marais Pontins

Huile sur toile, signée et datée en bas à gauche 1832
A vue : 17,8 cm x 14 cm – encadré : 22,7 cm x 18,8 cm
Probable étude préparatoire aux œuvres majeures «Chasse dans les Marais Pontins » et « Vue dans la forêt de Nettuno (ancien titre) » figurant dans les collections de la Washington National Gallery of Art
Annotation au dos du tableau au crayon : vente Vernet 1911 - cadre en bois doré
-10%
17 000 € 15 300 €

Descriptif

Notre tableau, huile sur toile signée par Horace Vernet et datée de 1832, probable étude préparatoire, est à mettre en rapport avec le diptyque d’Horace Vernet figurant dans les collections du National Gallery of Art de Washington ; deux chefs d’œuvre du maître datés de 1833, d’un format spectaculaire dépassant le mètre, réalisés tous deux un an après cette esquisse resserrée. Œuvres exposées sous les titres : « Hunting in the Pontine Marshes, 1833 » et « Departure for the Hunt in Pontine Marshes, 1833 ». 

Outre le sujet, la proximité de la datation, la même expressivité romantique rassemble ces trois œuvres issues de la période italienne, romaine, d’Horace Vernet.
 
Au cœur de ces deux chefs-d’œuvre de Washington, une forêt si impressionnante que les chasseurs qui la parcourent semblent disparaître, comme engloutis par ce décor naturel presque surnaturel.
 
Oeuvres réalisées alors qu’Horace Vernet dirigeait l’Académie de France à Rome, charge qu’il occupa de 1829 à 1834.
 
Deux oeuvres qui appartinrent à Pierre-Hippolyte Aumont en 1846 jusqu’à son décès.
Elles furent ensuite dispersées dans la vente du 6 mai 1870 (expert Francis Petit) intitulée « Collection de tableaux modernes parmi lesquels se trouvent 10 tableaux et 6 études par Horace Vernet » ; il s’agissait des lots 4 (« Chasse dans les Marais Pontins », 99 cm x 1,35m) et 5. (« Vue dans la forêt de Nettuno » (99cm x 1,25m).
 
« Chasse dans les Marais Pontins » (Hunting in the Pontine Marshes) fut exposée au Bazar Bonne Nouvelle au profit de l’association des artistes, peintres et sculpteurs en 1946, puis lors de l’exposition du Tokyo Metropolitan Art Museum présentant en 1999 les chefs-d’œuvres du Musée de Washington. En 2003, l’œuvre fut prêtée à la Tate Britain dans le cadre de l’exposition « Constable to Delacroix ».
 
Il est vraisemblable que notre tableau ait servi d’étude préparatoire à la réalisation de ce diptyque monumental d’inspiration romantique, où la nature, l’écrin luxuriant des Marais Pontins, alors jungle inextricable à dompter malgré ses vapeurs méphitiques, forme le sujet prépondérant au détriment volontaire de l’homme et des équidés qu’affectionnaient tant Vernet père (Carle) et fils (Horace).
 
Ce tableau, condensé éblouissant de maîtrise, offre ainsi un point de vue précieux et intime sur ces deux œuvres grandioses de 1833 ; deux paysages animés puissants et rares dans l’œuvre, souvent martiale, d’Horace Vernet, maître si admiré en son temps et demeurant fortement coté.
 
Ici, un sonneur, cavalier finement dessiné dans son habit de vènerie, portant comme il se doit la trompe de chasse à courre, précède son cheval, pour se frayer un chemin dans une forêt dense qui capte déjà toute l’attention.
 
Saisi dans une scène très vivante, le personnage dans sa tenue de chasse, chaussé de bottes de cavalier, enjambe un tronc d’arbre gisant au sol et retient une branche.
Autour de lui, tout n’est que luxuriance, il reste vigilant.
Son cheval, en retrait, semble tout comme lui aux aguets.
Au-delà de l’affût, condition de la chasse, l’endroit, infesté de brigands depuis l’Antiquité, mais également propice à la malaria, pourrait s’avérer dangereux.
César eut le premier la volonté d’assainir cette région du Latium en détournant le Tibre vers les marais. Il mourut cependant avant de pouvoir l’exécuter. Le projet fut repris en 1899 mais ne sera réalisé qu’à partir de 1928 par Mussolini qui rendra les Marais cultivables.
 
En 1832, Horace Vernet projette surtout dans cette forêt marécageuse, aux airs de Guyane antique, toutes les audaces picturales.
 
L’annotation manuscrite au dos de notre tableau renvoie à une vente Vernet en 1911.
Il aurait pu s’agir de la succession Haro et des 12-13 décembre 1911, mais après consultation il s’agit vraisemblablement d’une autre vente cataloguée, transaction ou donation.
La collection Gustave Vermeersch avait fait l’objet d’un important legs en 1911 et contenait des dessins d’Horace Vernet mais pas de peintures.
Il est difficile de reconstituer le parcours de notre tableau depuis 1832.

Peut-être n’avait-il pas quitté la collection du maître. Son lien avec les chefs d’œuvres de Washington apparaît en revanche stylistiquement et chronologiquement manifeste.