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La galerie d'art
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Baltasar LOBO (1910-1993)

Étude de nu féminin abstrait cubiste, ST

Lithographie originale signée en bas à droite au crayon et numérotée 1/200 de la main de l’artiste en bas à gauche
Dimensions : 56,2cm x 76 cm
Rapport de condition : oxydation et traces d’encadrement (traces d’encadrement qui seront moins visibles une fois l’oeuvre réencadrée avec une marie-louise), pliure en bas à gauche
Nota bene : L’oeuvre, d’un format important, sera vendue sans cadre et expédiée dans un tube d’expédition
280 €

Descriptif

Très intéressante lithographie originale du sculpteur Baltasar Lobo Casuero, souvent abrégé en Baltasar Lobo et signant « Lobo ». Artiste espagnol appartenant à l’École de Paris, qui trouvera refuge en France pendant la guerre civile espagnole.
Picasso sera l’un des premiers à l’accueillir et lui fera rencontrer Henri Laurens.
 
Une étude de nu qui se détache du travail tridimensionnel de la sculpture pour traiter différemment la nudité, presque toujours féminine chez cet artiste, semblant flotter dans une mer azuréenne, jouant ici de la simplification des formes, tout en les entremêlant, s’inspirant du cubisme ; et nimbant, plus étonnamment encore, le sujet d’un accent chromatique d’un pur indigo, non sans évoquer les gouaches découpées de Matisse, la série réalisée par Matisse en 1947 pour le livre d’art « Jazz » édité par Tériade. 
 
En 1946, les sculptures de Baltasar Lobo furent d’ailleurs exposées à la Galerie Vendôme au côté d’oeuvres de Matisse et de Picasso.
 
Très vite, Baltasar Lobo, artiste qui dédiera son oeuvre au principe féminin, accédera à une reconnaissance internationale, exposant au Japon, en Suisse, et ne cessera d’aller dans le sens d’une plus grande épure formelle, à l’instar de Brancusi ou de Henri Moore.
 
Cette lithographie de Baltasar Lobo nous semble pouvoir dater ou se référer à la période de la fin des années 40, possiblement entre 45 et 1950, période où la double influence de Picasso et de Matisse dans son oeuvre apparaît la plus forte.
 
Les estampes de cet artiste demeurent rares sur le marché de l’art, et cette oeuvre, avec son accent bleu matissien, se démarque, à la fois chromatiquement distincte, et représentative de la recherche constante de Lobo sur le nu féminin, de sa synthèse de l’abstraction cubiste pour traduire les différentes postures du corps d’une femme mais aussi ses incarnations.
 
Ici, l’alanguissement doit plus à la contemplation d’une âme qu’au regard concupiscent, fruit anaphorique d’artistes masculins, pour la version moderne de la figure désirable de l’odalisque.
 
La couleur affirme la prédominance de la transcendance du Féminin sur la réification patriarcale de la femme. L’immanence et l’éternité plutôt que la sensualité passive et univoque. 

Une oeuvre avant-gardiste, féministe et magnétique.