Français English
Facebook Twitter
Your account
Log in / Register

Basket (0)
The art gallery
DétailDétail 

Neoclassic school, XVIIIth, By a Poussin follower, circle of Joseph-Marie Vien or Pierre-Henri de Valenciennes

Imposant allegorical landscape in a antique nature decorum from 18th century, near of Jourdain (Baniyas) french neoclassicism school influenced by Poussin

Oil on canvas, epoch gilt frame
Size framed : 86 cm x 72 cm - size of the painting only : 69,6 x 55,6 cm
Cracking to the painting and some losses to the gilt and but good general condition
PRICE ON REQUEST

Descriptif

A magnificent neoclassic landscape, maybe Baniyas, from the circle of Joseph-Marie Vien or Pierre-Henri de Valenciennes, important french artists from XVIIIth century.

Inspired too by the french classical artists Poussin (especially The Spring) and Le Lorrain (for background light). 

An elegant and sophisticated french painting from 18th century.

Grand paysage néoclassique du XVIIIe siècle, probablement de la seconde partie du XVIIIe, par un suiveur de Poussin, réalisé par un artiste de l’entourage de Vien ou Valenciennes.

A rapprocher des compositions en polyptyque de Poussin (particulièrement Le Printemps ; et de Paysage avec Diogène). Tandis que sa lumière dorée, arasante, biblique dans le lointain, évoque un autre maître classique, Claude Gelée dit Le Lorrain.
De la même manière, l’esthétique de ce tableau mêle Poussin à Le Lorrain sous l’égide plus contemporaine de Valenciennes et de Joseph-Marie Vien.

On notera la belle composition ouverte de cette œuvre qui joue de tous les contrastes où le dessin maitrisé des arbres sur fond rocheux occupe une grande place mais également le rendu atmosphérique si magistralement orchestré, ces nuages cernés de bleu allant du gris orage aux tonalités rougeoyantes. A l’arrière plan, l’artiste réussit à faire jaillir une lumière mystique qui réchauffe un premier plan ténébreux traité en clair obscur. 
Si le sujet en est d’abord le genre du Paysage à travers le prisme de la mythologie, cette imposante et vaste Nature sauvage est animée par deux personnages, un faune couché près d’une source vers lequel se tourne une nymphe drapé de rouge cheminant vers un autel ; le faune, plus probablement la figuration du Dieu pan, semble lui adresser une proie – peut-être un oiseau – en offrande à Jupiter ?

Composite, comme c’est souvent le cas de la peinture néoclassique, si le premier plan semble s’ancrer dans un référentiel se rattachant à la Grèce ou Rome antique, l’arrière plan désertique ressemble davantage aux paysages entre monts et déserts solaires de la Terre Sainte. Quelques monuments fortifiés ou de forme pyramidale sont discernables au loin.

Un arrière-plan qui permet de ré-examiner le paysage au premier plan composé d’une source et d’une falaise, qui, jointe à la figuration du personnage de Pan, évoque l’antique ville de Baniyas (l’ancienne cité romaine de Césarée de Philippe, également dénommée Banias ou Panéas et Panion) situé aux sources du Jourdain abritant le sanctuaire et grotte dédié au dieu Pan, en territoire israélien à la frontière syrienne.
Si la forme est donc pleinement néoclassique, le fond est à la fois allégorique et situable en Terre promise (Baniyas, Israël).
Un paysage ouvert de grand format qui se fond avec inspiration dans le creuset des mythologies antiques de l’Occident et de l’Orient.

Une œuvre élégante de belle facture qui n’a peut-être pas encore livré tous ses mystères.