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La galerie d'art
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Ecole italienne du XVIIe, florentine, école ou atelier d’Alessandro ALLORI (1535 - 1607)

Ange de l’Annonciation

Huile sur panneau (noyer)
32 cm x 24 cm (panneau seul) – Encadré : 48 cm x 40 cm
Ancienne marque de collection au fer au verso ADB. + croix en X (probablement une Croix de Saint André). Le monogramme pourrait être celui du Très Révérend Prince Adrien Conrad de Bourgogne (1587 - 1650)
Cadre ancien en bois noirci probablement d’époque
-15%
6 800 € 5 780 €

Descriptif

Œuvre réalisée par un artiste florentin du XVIIe (voire fin XVIe), probablement par l’atelier ou un élève du peintre Alessandro Allori (1535 - 1607), fils du Bronzino, qui exécuta plusieurs versions de ce sujet de dévotion, image miraculeuse très appréciée et collectionnée sous la Contre-réforme, inspirées par l’Annonciation de la Santissima Annunziata de Florence, une célèbre fresque anonyme datant du Trecento.
 
Allori réalisera une version de cette fresque, ainsi que des versions de formats plus resserrés par son atelier ou lui-même, se recentrant sur le portrait en diptyque des deux personnages de la fresque ; réalisant séparément un portait de l’ange et de la vierge Marie comme dans la version attribuée à Allori conservée par le Musée de Nantes où les ailes de l’ange ne figurent pas – comme dans notre tableau.
 
Plusieurs artistes de la fin du XVIe siècle jusqu’au XVIIe siècle traitèrent ce sujet mais c’est l’atelier d’Alessandro Allori qui réalisa le plus grand nombre de versions.
 
A noter l’excellente reprise de ce sujet par l’artiste Carlo Dolci dans les collections du Musée du Louvre, réalisée vers 1653-55, postérieurement à la Contre-Réforme (1545 – 1648), dans une représentation déjà plus profane, la touche très réaliste, l’attention se portant sur l’orfèvrerie de la tunique.
 
D’une magnifique facture, notre version demeure fidèle à la fresque du Trecento mais aussi à l’Annonciation d’Allori, les mains de l’ange Gabriel restant dissimulées dans la tunique. Le diadème ceint. L’auréole rayonnée de l’ange, la tunique sobre mais ourlée d’or, est également très proche de la fresque comme de l’Annonciation d’Allori.
 
Le traité de ce sujet dans notre oeuvre est cependant à notre sens plus fin et abouti que les versions connues de l’atelier d’Allori, réalisé dans une palette qui évoque la fraîcheur des artistes coloristes de la Renaissance tout en restant plus fidèle à l’original du Trecento, robe dans un rose nacré, tunique d’un vert amande intense.
 
La finesse des traits de l’ange Gabriel, la qualité de la main de cet artiste florentin du XVIIe non identifié formellement suggère un maître.
L’émotion émanant du visage d’albâtre gracieux de l’ange saisit l’amateur d’art ancien sans le filtre d’une mise en scène allégorique religieuse qui aurait pu affaiblir la réception de cette œuvre, son incroyable modernité.
 
L’ange Gabriel est représenté dans un « cadrage » serré sans ses ailes, comme pour mieux se concentrer sur l’expression de son visage exprimant une grâce divine intériorisée, invitant à trouver la lumière de la foi en soi.
 
Ancienne marque de collection au fer au dos de l’œuvre : ADB, monogramme accompagné d’une croix en X. 
 
Il pourrait s’agir du monogramme du Très Révérend Prince Adrien Conrad de Bourgogne (1587 - 1650) dont la croix en X serait une Croix de Saint André, emblème de la Bourgogne. Adrien Conrad de Bourgogne que l’on pourrait alors considérer comme le commanditaire et premier propriétaire vraisemblable de cette oeuvre, ce qui confirmerait une datation de l’oeuvre début - première partie du XVIIe. 
 
Appartenant à la famille de Bourgogne Valois, le Très Révérend Prince Adrien Conrad de Bourgogne fut seigneur de Bréda, chanoine de Liège et Grand Prévost de Notre Dame de Bréda. 
 
Rapport de condition : très bel état de conservation général.