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La galerie d'art
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Giorgio SOMMER (1834 - 1914)

Giorgio Sommer, Pompei Foro civile n°1201, tirage albuminé circa 1870-80

Tirage albuminé d’époque numéroté, intitulé et signé.
Dimensions du tirage albuminé seul, hors encadrement : 19,5 x 25,2 cm - Encadré : 24 x 30 cm – A vue (légèrement inférieure à la dimension du tirage albuminé) : 18 x 24 cm.
Bel état, petites traces et pliures usuelles sur un tirage albuminé. Fumerolles du Vésuve discernables sous la marie-louise. Cadre en bois.
450 €

Descriptif

Qui peut rester insensible à cette indicible poétique des ruines des sites antiques les plus marquants, et dont Giorgio Sommer participa à rendre toute la force, particulièrement à Pompéi où la tragédie est partout derrière les vestiges d’un faste en un instant consumé par une catastrophe maximale, si bien narrée par Pline le Jeune, cette éruption historique ayant emporté son oncle, Pline l’Ancien.
Pompéi, ville rayonnante, figée et presque réduite en cendres par l’acmé du tragique.
 
Giorgio Sommer, important photographe italien, né à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, ouvrit son studio à Naples en 1857 et fut réputé pour ses vues de Naples, de la baie napolitaine et autres sites majeurs environnants, notamment Pompéi et Capri, avec un intérêt marqué pour l’archéologie.
 
Il devint le photographe officiel du premier roi d’Italie, Victor-Emmanuel II, et contribua à immortaliser l’essor touristique d’une partie des sites italiens hérité de l’engouement pour le Grand Tour.
 
Le Getty Museum, qui possède une collection de quinze tirages albuminés de Giorgio Sommer, précise que ses vues de Pompéi auraient été réalisées en 1863, et que Sommer remporta la médaille de bronze pour l’Exposition universelle de Paris en 1867.
 
Les tirages albuminés, du nom d’un procédé datant du XIXe, inventé en 1850 par Louis-Désiré Blanquart-Evrard, utilisant l’albumine de l’oeuf pour fixer les sels d’argent sur du papier, ont un rendu naturellement satiné et lisse avec des tons plus chauds mais demeurent fragiles en raison de la finesse du papier, ce qui explique la présence de traces d’usage ou laissées par de précédents montages.
 
Cependant, en dépit du caractère exigeant de la conservation de ces précieux tirages historiques, la qualité des veduta aux tons sépia de Giorgio Sommer, leur profondeur, et mystérieuse atmosphère magistralement captée par le photographe, sont remarquablement parvenues jusqu’à nous.
 
Le Foro Civile constituait le poumon institutionnel de Pompéi, tant judiciaire, économique, politique et religieux. Enseveli par l’éruption du Vésuve de 79 après J-C, ce n’est qu’après les campagnes de fouilles du XIXe qu’il put ressusciter, se dressant toujours en majesté face au terrible volcan, paraissant le braver. Le tirage albuminé de Sommer semble en outre figurer des fumerolles au-dessus du Vésuve, masquées par l’encadrement.
 
A noter que l’on sait que Giorgio Sommer a immortalisé l’éruption du Vésuve de 1872, tirage conservé par le Minneapolis Institute of Art provenant de la collection du Fonds de Mr and Mrs Julius E. Davis.
 
Des épreuves des tirages albuminés de Giorgio Sommer figurent également dans les collections du Musée d’Orsay.
 
Un grand nom de la photographie autant qu’un témoignage historique.
 

Tirage albuminé vendu encadré. 

Biographie

Important photographe italien, né à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, qui ouvrit son studio à Naples en 1857 et fut réputé pour ses vues de Naples et alentours, notamment Pompéi et Capri, avec un intérêt marqué pour l’archéologie.

 
Il devint le photographe officiel du premier roi d’Italie, Victor-Emmanuel II, et contribua à immortaliser l’essor touristique d’une partie des sites italiens hérité de l’engouement pour le Grand Tour.
 
Le Getty Museum, qui possède une collection de quinze tirages albuminés de Giorgio Sommer, précise que ses vues de Pompéi auraient été réalisées en 1863, et que Sommer remporta la médaille de bronze pour l’Exposition universelle de Paris en 1867.
 
Les tirages albuminés, du nom d’un procédé datant du XIXe, inventé en 1850 par Louis-Désiré Blanquart-Evrard, utilisant l’albumine de l’oeuf pour fixer les sels d’argent sur du papier, ont un rendu naturellement satiné et lisse avec des tons plus chauds mais demeurent fragiles en raison de la finesse du papier, ce qui explique la présence de traces d’usage ou laissées par de précédents montages.
 
Des épreuves des tirages albuminés de Giorgio Sommer figurent également dans les collections du Musée d'Orsay.